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Lily's archives

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    Site créé le 30/08/2005
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Bienvenue dans les Archives de Lily.B

Avant de vous aventurer plus loin, merci de prendre note de ce qui suit :


♥♂Attention/Warning ♂♥
Ce site contient essentiellement du YAOI (relations homosexuelles entre hommes) aussi je déconseille fortement aux homophobes d'aller s'aventurer plus loin !

Circulez ! Y'a rien à voir !


UPDATE DE JUIN
22/06/2011

*

Hello tout le monde ^^
J'avais promis des news du chapitre IV de Vacances sous les tropiques et bien les voilà o/
Le chapitre est maintenant disponible sur FF.NET 

J'ai pas le temps de me battre avec Kazeo pour la mise en page du chapitre III et IV, maisje vous laisse au moins le lien de lecture (^o^)v 

ENJOY IT ~

Je pensais que je pourrais me mettre régulièrement à jour, c'était sans compter sur cette année 2011 (><)
J'ai pleins de choses à gérer concernant mon avenir, et dans ma filière, ce sont des occasions qu'il ne faut pas râter ^^; 
Désolée si je vous délaisse un peu, promis, je ne vous oublie pas ♥


Pis sinon, si vous vous ennuyez et que vous aimez Prince of Tennis, que vous voulez parler du manga/anime ou interpréter les personnages, venez donc nous rejoindre sur notre forum


Lily's Archives qu'est-ce que c'est ?
Lily's Archive est, comme son nom l'indique, un blog me servant d'Archives ^^



Vous y trouverez : 
- Mes fanfictions ou originales, majoritairement yaoi/slash publiées sur FF.Net ou FictionPress (ou pas ^^)

- Des illustrations inspirant mes écrits

J'espère de tout coeur que ce site vous plaira.


PS : N’hésitez surtout pas à exprimer vos avis/reproches/conseils par le bais des petits « ajouter un commentaire » présents au bas des nombreuses pages ou à travers le livre d’or que je laisse à votre disposition. Vous pouvez également me contacter directement en cliquant sur le lien présent juste en dessous mon pseudo.


Je vous souhaite une bonne visite ^^


© Tous les textes présents sur ce site SONT ma propriété exclusive.
Les images appartiennent à leurs auteurs respectifs.



Première ouverture-non officielle :
le 30/08/2005 à 21h45

Ouverture officielle :
le 10/07/10 à 16h50

Bienvenue dans les Archives de Lily.B

Avant de vous aventurer plus loin, merci de prendre note de ce qui suit :


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Circulez ! Y'a rien à voir !


UPDATE DE JUIN
22/06/2011

*

Hello tout le monde ^^
J'avais promis des news du chapitre IV de Vacances sous les tropiques et bien les voilà o/
Le chapitre est maintenant disponible sur FF.NET 

J'ai pas le temps de me battre avec Kazeo pour la mise en page du chapitre III et IV, maisje vous laisse au moins le lien de lecture (^o^)v 

ENJOY IT ~

Je pensais que je pourrais me mettre régulièrement à jour, c'était sans compter sur cette année 2011 (><)
J'ai pleins de choses à gérer concernant mon avenir, et dans ma filière, ce sont des occasions qu'il ne faut pas râter ^^; 
Désolée si je vous délaisse un peu, promis, je ne vous oublie pas ♥


Pis sinon, si vous vous ennuyez et que vous aimez Prince of Tennis, que vous voulez parler du manga/anime ou interpréter les personnages, venez donc nous rejoindre sur notre forum


Lily's Archives qu'est-ce que c'est ?
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Vous y trouverez : 
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- Des illustrations inspirant mes écrits

J'espère de tout coeur que ce site vous plaira.


PS : N’hésitez surtout pas à exprimer vos avis/reproches/conseils par le bais des petits « ajouter un commentaire » présents au bas des nombreuses pages ou à travers le livre d’or que je laisse à votre disposition. Vous pouvez également me contacter directement en cliquant sur le lien présent juste en dessous mon pseudo.


Je vous souhaite une bonne visite ^^


© Tous les textes présents sur ce site SONT ma propriété exclusive.
Les images appartiennent à leurs auteurs respectifs.



Première ouverture-non officielle :
le 30/08/2005 à 21h45

Ouverture officielle :
le 10/07/10 à 16h50

Et bien voilà !

Après avoir longuement lutté et pour écrire cette ffic, la corriger et la mettre en page, vous pouvez dorénavant la lire dans mes Archives ^^


Bonne Lecture !

Larme Ultime : Requiem for a Dream

Fandom : Harry Potter

Pairing : HPDM

Rating : M

Résumé : Il aurait pu être un Dieu, mais il n'était qu'un homme... Il aurait pu être un héros, mais il n'était que Harry Potter.

Tags associés : News, larme, ultime, requiem, dream

J'kaz !
0
Dimanche 31 Octobre 2010Poster un commentaire

Story © Lily.B

Résumé :
Il aurait pu être un Dieu, mais il n'était qu'un homme... Il aurait pu être un Héros, mais il n'était que Harry Potter.


Disclaimer : 
Toujours pas à moi, et pour le moment, ils me font tellement suer que j'en veux pas :p

Genre : Angst. Spiritual, Drama and Sad... Le refrain habituel quoi -  POV de Draco.

Pairing : DMHP of course, le HPDM reste à prouver par contre XDDD

Rating : M pour violence physique et morale (enfin ça, c'est si j'ai réussi mon coup lol)

Avertissement : Cette fic fait allusion à une relation homosexuelle donc homophobes allez voir ailleurs si j’y suis :p

Warning : Âmes sensibles, prévoyez la boîte de mouchoir ou le paquet de Kleenex ! (Cf. Part.I)

Note&Co : Et voici l'épilogue. Il est court. Juste une page qui à l'origine appartenait à la cinquième partie, mais en relisant LU, je me suis dit que ça serait bien de marquer la séparation entre le rêve (part. 2 à 5) et la réalité (part. 1 + épilogue)

Voili, Voilou !

¤

Remerciements : À Fallen Angel dont j'ai miraculeusement retrouvé les fichiers bêta-lecter et ses précieux conseils, mon Kiwi sans qui la vie serait triste et terne – Et oui, j'ai posté la suite, je t'avais dit que je le ferai, langue de vipère :p – Yami Aku/Harue Y.A qui a, à elle seule, sauvé cette fiction en me la renvoyant, mais aussi à tout ceux qui me suivent encore !

¤

Je dédicace cette fanfiction à mon petit rayon de soleil,
Niphredill


Bonne Lecture !



~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~

Larme Ultime
- Requiem for a Dream -

~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~

¤
 Epilogue
¤


À tout jamais,
Merci d'être mien

 

Doucement,
Je sors de cette douce léthargie.
La nuit est depuis longtemps tombée...
Ai-je rêvé ?

Je me retourne lentement vers toi,
Tu es toujours si profondément endormi
Que je crains de m'être perdu dans un songe
Trop irréaliste pour être vrai.

Ma main n'a cependant pas laché la tienne,
Et une nouvelle fois je la porte à mes lèvres.

Seigneur faîtes qu'il se réveille.
Je ne supporterai pas de le perdre.

Je redessine avec dévotion ton visage,
Me le réappropriant,
Caressant l'infâme cicatrice,
Qui t'as vallu ce lourd fardeau.

Des doigts taquins se referment
Soudainement autour de mon poignet,
Et mon regard rencontrent le tien.
Le sourire sur tes lèvres a un goût de félicité.

Et alors que tu te réveilles enfin,
Tes yeux fixant avec tendresse les miens,
Une seule et unique larme glisse sur ma joue,
Tandis que ma bouche te réapprend la douceur du verbe aimer.

Il aurait pu être un Dieu,
Mais il n'était qu'un homme…

Il aurait pu être un Héros…
Mais il n'était que Harry Potter.

 

¤


Ne me quitte plus jamais parce que, quand tu n'es pas là, il me manque une part de moi-même, et je n'ai nulle part où aller, où je ne sois pas en morceau.

Anonyme


¤

Et voilà qui clôt cette fanfiction. Je me sens soudainement plus libre et soulagée ^^ Je me sentirai moins coupable d'aller papilloner ailleurs ^^

Bien sûr, je n'oublie pas L'Amour a ses raisons..., mais j'y accorderai toute l'attention qu'elle mérite lorsque j'aurai un peu regain de motivation pour le fandom Harry Potter ^^;

Merci à tous d'avoir suivi cette histoire !

Et un grand merci pour toutes vos preuves d'amours ♥

À bientôt pour d'autres aventures ! o/

Ja ne !

Tags associés : Epilogue, larme, ultime, requiem, dream

J'kaz !
0
Dimanche 31 Octobre 2010Poster un commentaire

Story © Lily.B

Résumé :
Il aurait pu être un Dieu, mais il n'était qu'un homme... Il aurait pu être un Héros, mais il n'était que Harry Potter.


Disclaimer : 
Toujours pas à moi, et pour le moment, ils me font tellement suer que j'en veux pas :p

Genre : Angst. Spiritual, Drama and Sad... Le refrain habituel quoi -  POV de Draco.

Pairing : DMHP of course, le HPDM reste à prouver par contre XDDD

Rating : M pour violence physique et morale (enfin ça, c'est si j'ai réussi mon coup lol)

Avertissement : Cette fic fait allusion à une relation homosexuelle donc homophobes allez voir ailleurs si j’y suis :p

Warning : Âmes sensibles, prévoyez la boîte de mouchoir ou le paquet de Kleenex ! (Cf. Part.I)

Note&Co : Et voici la fin tant attendue -ou pas- de cette fanfiction. 2 ans pour l'écrire, 2 ans pour la poster et tout ce temps pour me rendre compte qu'au final, elle ne veut pas vraiment mieux que Ice Blue Eyes (-_- ;)

Amatrices de niaiserises en tout genre, ceci est pour vous ^^

¤

Remerciements : À Fallen Angel dont j'ai miraculeusement retrouvé les fichiers bêta-lecter et ses précieux conseils, mon Kiwi sans qui la vie serait triste et terne – Et oui, j'ai posté la suite, je t'avais dit que je le ferai, langue de vipère :p – Yami Aku/Harue Y.A qui a, à elle seule, sauvé cette fiction en me la renvoyant, mais aussi à tout ceux qui me suivent encore !

¤

Je dédicace cette fanfiction à mon petit rayon de soleil,
Niphredill


Bonne Lecture !



~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~

Larme Ultime
- Requiem for a Dream -

~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~

¤
 Part.V
¤

 

« De quel droit oses-tu l'approcher ? De quel droit oses-tu le toucher ? » hurle-t-il

Tes traits sont déformés
Par la rage et la colère,
Tes yeux brillent dangereusement
Alors que ta magie t'échappe lentement,
T'enveloppant d'un voile nébuleux.
C'est tout ton être qui tremble furieusement.

Malgré cela,
Ton double spectrale
Esquisse un sourire insolent,
Essuyant d'un revers de manche,
Le sang qui perlait
De ses lèvres fendillées.

« Tu ne me sépareras jamais de lui...» répond-il avec une pointe de défi.

D'un claquement de doigts
Sinistre,
Il fait apparaître sa baguette,
La teste et te provoque insolemment.

Tu soupires et passe une main
Fatiguée dans tes mèches déstructurées.
Un dernier essai,
Une dernière tentative.
Tu es déterminé
Et pourtant,
De vous deux,
C'est lui qui croit le plus en moi.
En nous...

« Je pensais que tu comprendrais...»

« Moi aussi... Je pensais que tu me comprendrais »

« Il m'a vu, il nous a vu... Il sait tout de nous ! »

Ta voix tremble légèrement
Tandis que je commence enfin
À voir clair dans ce brouillard.
Tu crains que je ne te perce à jour,
Mais la Vérité Harry,
Je la connais depuis bien longtemps.

« Quand bien même, tu vois bien, qu'il est toujours là ! »

« Il finira par me détester... Nous détester... déclares-tu d'une voix triste et j'aimerais te contredire, mais je n'en ai pas la force. Et s'il faut t'annihiler pour que tu le comprennes, je le ferai... »

Une sphère magnétique
D'un bleu intense
Apparaît soudainement
Au creux de tes mains.
Tu te prépares
Silencieusement
À l'assaut final.

« Je t'en prie ouvre les yeux ! Ouvre-les ! » supplie ton double, les larmes aux bords des yeux.

Son ton me fait mal
Plus encore que l'ingrate blessure
Qu'il m'a infligée.
Mais plus que cette souffrance
Qui me brûle,
C'est ta détermination,
Qui m'assassine.

Je voudrais pleurer
Devant le drame qui s'offre à moi,
Alors que tu lances l'offensive
Et qu'il riposte avec une facilité déconcertante
Afin de mieux contrattaquer.

Je voudrais hurler,
Pour que mon souvenir
Se rappelle à toi,
Au lieu de te voir
Ignorer ton propre chagrin,
Ton propre désespoir.

Mais la douleur me paralyse.
Leurs doutes et leurs convictions aussi.
Et sous mes yeux embrumés,
Je ne peux qu'assister impuissant,
À l'infâme tragédie qui se joue devant moi.

J'ai dû mal à imaginer,
À croire,
Qu'une fois encore,
Notre passé a interagi dans nos choix.
Tes choix.

Le sens caché de ce combat
M'échappe,
Alors qu'au travers de cette lutte insensée,
Je comprends désormais,
Qui chaque soir m'appelait
Et qui me repoussait.

Je vois le trouble
Qui hante ton regard,
À chaque sort que tu lances,
Et qui atteint sa cible.

C'est plus qu'un combat extérieur que tu te livres.
C'est toute une partie de ton âme que tu affrontes.
Et j'ai mal de reconnaître,
Que tu n'as pas tous les torts.

Tu ne veux pas prendre de mauvaise décision...
Et cet autre qui te ressemble,
Te fait constamment douter
De celle que tu penses être la bonne,
Parce qu'il a depuis longtemps compris,
Que nous ne sommes rien,
L'un sans l'autre.

...Rien...

Tu ne peux pas
Nous choisir une destinée,
Un chemin tout tracé.
Tu n'es pas en droit
De me l'imposer.

Et je comprends enfin
Que depuis le début de ce duel,
Il veut que j'intervienne.
Que je cesse de te regarder t'auto-mutiler,
Et que je te dise enfin ce que j'ai sur le coeur,
Puisque enfin je te retrouve
Ma chère et tendre moitié
À l'âme torturée.

Cette douleur
Qu'il m' a, plus tôt, volontairement infligée,
C'est tout simplement la tienne.
Le message de ton coeur,
De ton âme
Que tu ne peux me dire avec des mots
Et malgré ma souffrance, je souris.

Un cri déchirant,
Transperce soudainement les Ténèbres
Et résonne dans toute ma tête,
Me coupant le souffle.

J'opprime l'humiliante blessure,
Comme je me mordrais la langue
Pour m'insuffler le courage nécessaire,
De lever lentement mes paupières
Teintées d'amertume
Et d'affronter l'ingrate réalité.

Sa douce illusion,
N'est plus que sang et sanglots.
Un vague pantin désarticulé,
Faisant écarquiller mes yeux d'horreur
Serrer ma gorge,
Et trembler mes mains.

C'est ton vrai visage
Que je redécouvre.
Celui de ce guerrier éternel,
Ange de la mort,
Qui pourtant ne demandait qu'à vivre.

Cela me fait d'autant plus mal
Que tu n'as jamais voulu de ce fardeau,
Que tu as, néanmoins dû endosser seul.

Toi qui a combattu
Si vaillamment,
Te voilà otage
De cette damnation immortelle.

C'est toi...
C'est en toi...

La Haine et la Violence
Sont tes plus ferventes alliées.

Meilleures amies... Soeurs ennemies...

Elles t'accompagnent
Sur la route de l'infortune,
Comme la plus aimante des libertés,
Le plus savoureux des exutoires.

« C'est ici que s'achève notre combat. »

Ta voix,
Aussi froide et lugubre
Que la mort elle-même,
Tintant comme un glas funèbre
Est comme un couteau
Sous ma gorge.

Tu le fixes sans émotions apparentes.
Indifférent...
Vide...
Résigné.

Le regard implorant de ton double,
Me renvoie alors le reflet de ma propre faiblesse,
...De ma promesse...
Et malgré tout,
Il subsiste au fond de ses prunelles,
Un espoir cruel de vivre,
Une fougue inépuisable,
Une force désarmée...

Je ne peux pas vivre sans toi.

Accablée,
Enrayée,
Annihilée,
Neutralisée.

Souviens-toi en.

Autant de sentiments contradictoires,
Que je voudrais fuir de par leur intensité,
Mais je ne peux pas,
Je n'en ai pas le droit.

Et si j'échoue.

Les bras le long du corps,
Tu n'as pas bougé,
Contemplant cet amas de chair,
Comme s'il n'était qu'un cauchemar insidieux,
Une illusion de toi
Insipide,
Inexistante.

Retiens-moi...

Nonchalamment,
Tu tends le bras,
En une lenteur calculée,
En un geste mesuré.

De toutes tes forces,

Ces plaintes déchirantes,
Ne t'affectent pas
Même si ceux sont les tiennes...
Ces gémissement plaintifs,
Ne t'atteignent pas
Même si ceux sont les tiens...
Et je souffre de ce masque
Que la guerre t'a injustement forgé.

De toute ton âme !

De douces petites lueurs
Telles des flocons de neiges incandescents
Se rassemblent au bout de tes doigts,
Créant un vertigineux tourbillon d'étincelles.
Tandis que dans mon esprit,
Les paroles de ton reflet
Ne cessent de tourner en boucle.

Ne me laisse jamais m'éloigner de toi...

D'un tendre murmure,
Tu les invites à rejoindre
Le creux de ta paume,
Et moi je soutiens,
Hypnotisé,
Leur danse passionnée.

Nous ne survivrions pas dans ce monde l'un sans l'autre

Ma blessure continue de me lancer,
Et je peine à me relever.
Ta main s'approche lentement de ton visage,
Tes lèvres s'étirant en un sourire machiavélique.
Avant que tu ne souffles délicatement
Sur ces petites fées lumineuses,
Les dispersant en poussières d'étoiles.

Mon corps s'élance alors à leur rencontre,
Comme un enfant
S'étalerait dans la neige,
Cédant à mes pensées dévorantes.

« DRACOOOOOOOO ! »

L'écho de vos deux voix
Résonnent à mes oreilles,
Me faisant doucement sourire.
Je ne pouvais pas choisir.

Et alors que ta magie dévastatrice,
Me dévorent âprement la peau,
Nos regards s'entrelacent,
Faisant parler nos coeurs.

« Je te l'ai dit Harry, raillè-je faiblement, je souffrirai mille morts si cela pouvait te permettre d'exorciser un tout petit peu cette souffrance qui te consume. »

Si ça peut te rendre plus libre,
Si ça peut effacer tes blessures,
Si ça peut te rendre le sourire,
Et effacer tes larmes,

Si ça peut te faire rêver,
Si ça peut te faire voler,
Si ça peut te faire oublier,
Et panser tes plaies...

Alors je le ferai...
Encore et encore
Jusqu'à faire disparaître
Les fils de ton existence.

Je les vois,
Ces gouttes d'eau
Qui ruissèlent lentement sur tes joues,
Libératrices de ce trop pleins de sentiments,
Trop lourd à porter.

Tu rends les armes,
Déposes ton coeur à mes pieds,
Et je récolte doucement le fruit
De mon Amour.

Tu m'as manqué.
Tellement.

Mes jambes lâchent
Sous le poids de l'accablante torture,
Et je m'attends à rencontrer
Le sol dur et glacial
De cet étrange obscurité,
Mais à la place,
Je ne sens que deux bras chauds,
Me serrer tendrement contre un corps rassurant
Ralentissant ma chute.

J'ouvre péniblement les yeux
Pour croiser ton regard amoureusement inquiet.
Tes lèvres tremblent légèrement,
Tandis que dans un ultime effort,
Je chasse du bout des doigts,
La douloureuse preuve de ta souffrance.

« Pourquoi tu as fais ça ? » croasses-tu, alors que tu captures ma main volatile pour la garder contre ta joue.

Une aura dorée
Entoure ton être,
Réchauffant agréablement
Mon âme crucifiée.

« Parce que je t'aime, stupide gryffondor ! Soufflè-je non sans peine. Parce que je t'aime et que je ne peux te laisser te faire du mal ainsi. Je ne pouvais pas te laisser t'éloigner de moi sans rien faire...»

Je balaye du regard,
L'ensemble de cet espace vide,
À la recherche de ton double passé.
Il s'est relevé,
Et d'un sourire bienveillant,
M'incite à continuer.

« La vie sans toi... Elle n'existe pas. Déclarè-je mes yeux rivés dans les siens alors que je te sais me fixer tendrement. Et cette souffrance dans ton regard, je ne la supporte pas. »

Je repose mes prunelles vacillantes,
Sur ton visage ravagé,
Où un essaim d'émotions,
Ne cessent de s'y succéder.

Tes émeraudes garde cette couleur
Propre au désespoir,
Alors que tes traits se cachent
Derrière un voile de tristesse.

Mon coeur de nouveau se serre,
Mon regard revêtant aussitôt
Son manteau de chagrin et d'amertume,
Quand, contre toute attente,
Tu me pressescontre toi,
Nichant ton nez dans le creux de mon cou.

« Je suis désolé, sanglotes-tu. J'espérais tant tu me méprises… Je voulais tellement que tu me haïsses… »

Ma main glisse le long de ton dos
Dans une caresse qui se veut rassurante.
Je ne t'en veux pas...
Je ne t'en veux plus...
J'ai compris depuis bien longtemps déjà.

« Pourquoi ? » chuchotè-je dans l'espoir d'entendre ta confession.

Dans l'ombre du mur,
Je vois ton autre toi disparaître
En un murmure secret.

Tu sais...

Ta présence me berce
Et me réconforte.
Je peux mourir heureux.

Il n'a jamais voulu

« Parce que je ne suis pas quelqu'un de bien… » avoues-tu à demi-mots.

Cette souffrance dans ton regard.

« Non ce n'est pas vrai Harry… »

Et chacun de tes cris,

Je ne peux pas croire
Que tu puisses penser une chose pareille.
Que tu es une si peu haute estime de toi-même.

Était comme autant de petites aiguilles

La guerre t'as brisé,
Mon ange salvateur,
Pourtant,
Je la vois encore briller,
Cette faible lueur
Cette farouche envie de vivre
Que je te ferai de nouveau goûter.

Chauffés à blanc,

« Si ça l'est ! » t'insurges-tu en te redressant brusquement.

Criblant sa peau

Est-ce si étonnant Harry,
Que malgré tout,
Je puisses continuer
À croire en toi ?

De multiples cicatrices.

« Mon Dieu, Draco si tu savais les atrocités que j'ai commises... Le plaisir malsain que j'y ai pris parfois... » confesses-tu en te recouchant sur moi.

Il a vu jusqu'où

Cette guerre,
C'était la tienne,
Mais c'était aussi la nôtre.

La Haine pouvait mené.

Je ne peux que deviner
Ce dont tu me parles,
Même si cela réveille en moi,
D'effroyables souvenirs.

Tué un homme en son nom,

« Ce que je vois à chaque fois que je ferme les yeux. Tout ce sang, toute cette violence... »

Joui de son extrême pouvoir,

Tous ces morts...
Tous ces sanglots,
Toutes ces lamentations...

Frôlé du bout des doigts son reflet

Je sais que jamais tu ne les oublieras,
C'est ancré au plus profond de ta chair,
Tatoué dans ton âme.

C'est un sentiment,

La seule chose que ce combat
T'aie véritablement apporté,
N'est que souffrance et désolation
Là où d'autres s'amusent et rient.

Si proche de ce qu'il ressent.

« Alors quelque part... J'espère avoir réussi. Je voudrais que tu me repousses Dray, comme ça je pourrais te maudire. Tu seras la cause de ma souffrance et je pourrai fermer les yeux sur ce que je suis réellement... »

Réellement pour toi...

Ma main se crispe
Sous tes derniers mots,
Avant de reprendre ces douces attentions,
Comme si de rien n'était.

Qu'apeuré,

Je soupire,
Et passe une main fatiguée
Dans mes cheveux.

Il a laissé ses frayeurs

Pourquoi diable faut-il
Que tout soit si compliqué ?

Le consumer,

«Si c'est vraiment ce que tu veux, je sortirai de ta vie, répondè-je d'une voix neutre, alors que paradoxalement, je resserrais mon étreinte. Si je ne peux apaiser ta peine, te délester de ton fardeau alors ma vie ne vaut pas la peine d'être vécue... Si tu veux vraiment que je m'en aille. Si tu le veux vraiment.. Alors je le ferai.»

À en devenir fou.

Ça ne se fera pas sans mal,
Je le sais.
Mais je ne veux pas que tu aies à souffrir davantage.
Et si ma présence t'es douloureuse.
Alors oui,
Je partirai.
Comme j'ai enduré
Silencieusement,
Ces blessures que tu m'infligeais.

Tu as toujours été mon seul remède,

« Non... Non. Ce n'est pas ce que je veux. J'ai besoin de toi Dray. De cette Force... De ce pouvoir que tu as sur moi. Mais je ne veux pas non plus te retenir en sachant que je te ferais sûrement plus souffrir que t'aimer. »

Ma seule source de chaleur,

Un sourire soulagé
Se peint sur mes lèvres,
Alors que mon coeur
Bat de nouveau.
Ainsi, je n'aurais pas
À endurer une nouvelle fois ta perte.
Et tes paroles me transcendent de joie,
Autant qu'elles m'inquiètent.

Entre tes mains,

« Hey... Harry. Ça c'est à moi d'en décider. » répliqué-je en le forçant à affronter mon regard d'une pression sous son menton.

Je ne crains plus rien...

Tes yeux reflètent
Tes angoisses,
Mais aussi tes attentes
Et tes espoirs.

Tu es un peu perdu,
Et je ne peux m'empêcher
De vouloir capturer
Doucement tes lèvres
Dans un chaste baiser,
Comme pour te rassurer.

« Je ne sais plus vivre Dray... me confies-tu. Pour moi ce n'est qu'un vaste cauchemar sans fin... J'ai peur... Peur de te Haïr à nouveau... De te blesser un peu plus chaque jour. J'ai peur de t'en vouloir, de croire que tout ce qui m'arrivera sera de ta faute et de te détester pour ça... Mais je ne veux pas que tu me laisses, c'est la seule chose dont je sois certain.»

Moi aussi j'ai peur Harry.
Peur à me nouer les entrailles,
Mais on est plus fort à deux que tout seul,
Et si je dois tout te réapprendre,
Je le ferai.
Parce que je crois en toi,
Et en notre amour.

« Ne t'inquiète pas... Je t'aiderai. Je te réapprendrai Harry. Fais moi confiance. Tu n'es plus seul désormais, tu ne l'as jamais été. »

Et comme pour prouver mes dires,
J'entrelace tendrement nos doigts
Et porte ta main à mes lèvres,
Pour la vénérer d'un baiser.

Tu regardes chacun de mes gestes,
À la fois craintif et amusé.
Ça ne sera pas facile,
Mais avec le temps,
Nos blessures finiront par cicatriser
Au profit de souvenirs haut en couleurs.

Le silence nous enveloppe,
Et je profite un instant de ta présence,
Si longuement espéré.

Ma main s'amuse de tes mèches folles,
Alors qu'intrigué,
Tu redessines du bout des doigts,
Nos membres entrelacés.

« Et si on rentrait ? » demandè-je au bout d'un moment.

Tu relèves la tête,
Soudainement effrayé à cette idée.
Tu cherches au fond de mes yeux
Un quelconque soutien
Que je te soumets d'office
Et tu souris, rassuré.

« Si tu ne lâches jamais ma main... D'accord...»

Jamais Harry,
Jamais.

« Alors rentrons ! »


FIN


Et voilà, c'est ainsi que se termine cette fanfiction ^^

J'espère que vous avez pris autant de plaisir à la lire que moi à l'écrire, même si après tout ce temps, je ne suis plus satisfaite du résultat. Tant pis !

Merci à tous ceux qui ont pris le temps de suivre cette histoire, eu la gentillesse de me laisser un petit mot ou l'ajouter en favori *love U*

On se retrouve bientôt pour l'épilogue !

Un câlin pour récompenser l'auteur ? ^^;

Tags associés : Part, larme, ultime, requiem, dream

J'kaz !
0
Dimanche 31 Octobre 2010Poster un commentaire

Story © Lily.B

Résumé :
Il aurait pu être un Dieu, mais il n'était qu'un homme... Il aurait pu être un Héros, mais il n'était que Harry Potter.


Disclaimer : 
Toujours pas à moi, et pour le moment, ils me font tellement suer que j'en veux pas :p

Genre : Angst. Spiritual, Drama and Sad... Le refrain habituel quoi -  POV de Draco.

Pairing : DMHP of course, le HPDM reste à prouver par contre XDDD

Rating : M pour violence physique et morale (enfin ça, c'est si j'ai réussi mon coup lol)

Avertissement : Cette fic fait allusion à une relation homosexuelle donc homophobes allez voir ailleurs si j’y suis :p

Warning : Âmes sensibles, prévoyez la boîte de mouchoir ou le paquet de Kleenex ! (Cf. Part.I)

Note&Co : Bouh ! Je crois que j'ai perdu tout le monde en cours de route ! Je suppose que c'est le prix à payer d'avoir été si longtemps absente (T.T)
Merci à tous ceux qui prennent le temps de me laisser un petit mot, ajouter mes histoires en favori, ou autres preuves d'amour, ça me fait vraiment du bien *hug*

¤

Remerciements : À Fallen Angel dont j'ai miraculeusement retrouvé les fichiers bêta-lecter et ses précieux conseils, mon Kiwi sans qui la vie serait triste et terne – Et oui, j'ai posté la suite, je t'avais dit que je le ferai, langue de vipère :p – Yami Aku/Harue Y.A qui a, à elle seule, sauvé cette fiction en me la renvoyant, mais aussi à tout ceux qui me suivent encore !

¤

Je dédicace cette fanfiction à mon petit rayon de soleil,
Niphredill


Bonne Lecture !



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Larme Ultime
- Requiem for a Dream -

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¤
 Part.IV
¤

 

Douce…
Quelle est douce et légère,
Cette caresse sur ma peau…
Quelle est douce et fraîche,
Cette main sur ma joue.

« Dray… Dray, réveille-toi, il est l'heure. »

J'ouvre paresseusement les yeux.
J'étais si bien dans ce cocon de chaleur,
Dans cette tendre torpeur.

Deux prunelles absinthes
Me fixent alors avec inquiétude.

« Harry ? » murmurè-je faiblement.

Je sais.
J'ai l'air pathétique
À ne savoir que prononcer son nom,
À ne vivre que pour lui…
L'autre m'en a déjà fait la remarque,
Plus que pertinente,
Je vous l'accorde.
D'ailleurs, où est-ce
Qu'il a disparu ?

« Enfin, c'est pas trop tôt ! » s'exclame-t-il, en se redressant vivement.

L'inquiétude qui subsistait
Sur son visage,
A vite fait de disparaître,
Et est sitôt remplacé
Par un masque de froideur.

Je me rends alors
Brusquement compte,
Que je suis en vie
Et je me redresse vivement
Pour prendre,
Par réflexe,
Une grande inspiration.

Je tourne ensuite mon visage,
Là où j'ai aperçu 'Harry'
Pour la dernière fois,
En espérant trouver,
Celui que je cherche,

Mais je déchante très vite.
Face à moi,
Se trouve le Harry de nos quinze ans,
Baguette en main.

« Lève-toi » m'ordonne t-il sèchement.

Que Merlin me vienne en aide,
Je sens que je vais commettre un meurtre !

« Qu'est-ce que tu comptes faire avec ta baguette » crachè-je avec hargne.

« Lève-toi » répète-t-il sur le même ton.

Je lui obéis,
Tout le toisant,
D'un regard noir.

Il esquisse un sourire
Provocateur,
Ses doigts,
Courant négligemment,
Le long de sa source de pouvoir.

Je sais que ce n'est qu'un leurre.
La puissance de Harry est telle,
Qu'il n'a pas besoin
De ce vulgaire bout de bois,
Pour commander à la magie.

Malgré moi,
Je frissonne
Imperceptiblement.
Et je ne peux que craindre le pire.

J'ai comme un mauvais pressentiment.

Celui-ci s'en retrouve
D'autant plus renforcé,
Lorsqu'il me lance
Cette baguette hérétique
Que je rattrape aisément
Alors que dans un murmure silencieux,
En apparait une autre.

Machinalement,
Je teste la mienne.
Des étincelles émeraudes,
Pigmentées de filaments argentés,
Jaillissent alors,
Et je ne peux que sourire,
En voyant qu'elle s'accorde
Parfaitement à ma Magie.

Mais je n'ai pas de temps à lui accorder.
Il faut que je retrouve
Mon Harry.
Et que je lui fasse payer,
Ce qu'il ose me faire subir
Au nom de je ne sais
Quelle absurdité.

Ces Gryffons...
Tout dans le sang,
Rien dans la tête.
Et le mien
Ne fait pas exception
À la règle.

D'un pas vif,
Je me dirige,
Vers celui qui sera plus tard,
Mon amant,
Dans le but
De mettre fin
À toute cette mascarade.

« Laisse-moi passer » exigè-je

Ses prunelles luisent
Dangereusement,
Et un plaisir malsain
Prend soudainement possession de mon corps.
J'ai toujours aimé les voir
Briller ainsi.

« Et pourquoi donc ? » questionne-t-il nonchalamment, en se regardant les ongles.

Loin de moi
L'envie de le frapper,
Mais ma patience a des limites,
Et ce petit con a suffisamment joué avec.

« Je cherche Harry »

« Harry ? »

Oui.
Toi, Harry.
Moi, chercher toi !
Arrêtez-moi, je deviens fou !

« Je sais qu'il est ici »

Il éclate d'un rire froid et cruel,
Comme je l'imaginais très bien le faire avant…

Avant…

Quand nos vies,
N'étaient que rivalités éternelles,
Et combats perpétuels.
Entre nous…
Contre nous…
Appréhension,
Compréhension,
Acceptation.

Cela me semble si loin, maintenant.
Je ferme les yeux,
Et me laisse bercer par tous ses souvenirs.

Je sens son regard
Sur moi,
Mais je n'ai que faire,
De ce qu'il pense.

« Tu tiens tant que ça à le revoir ? » me demande t-il après plusieurs minutes de silence.

Mes paupières s'ouvrent rapidement,
Et je le toise avec mépris.
A-t-il vraiment envie de mourir
Dans d'atroces souffrances ?

« Oui » répondè-je, excédé.

« Dans ce cas, il faudra te battre… »

Il recule de quelques pas,
Et se met en position de combat.
J'émets un sifflement agacé.

« Je ne lèverai pas ma baguette sur toi… »

« Pourtant ça ne te dérangeais pas plus que ça a l'époque. »

Il me nargue effrontément,
Mais je me refuse
À répondre à sa provocation.

À l'époque nous nous haïssions,
Nous nous cherchions,
Nous nous découvrions,
Mais cette ère
Est définitivement révolu.

J'ai tourné la page,
Et je ne compte pas y revenir.
Je n'ai que faire
De vieilles querelles infantiles.

Devant mon manque de réaction,
Il insiste de plus belle,
Son sourire se faisant
De plus en plus malfaisant.

« Tant pis pour toi… »

Une ultime menace,
Un dernier avertissement,
Et aussitôt,
Un éclair rougeoyant
Jaillit de sa baguette
Pour me frapper de plein fouet.

Je me retrouve aussitôt éjecté,
Contre la paroi ténébreuse la plus proche,
Mon dos heurtant violemment le mur glacial,
Avant que je ne m'écroule sourdement au sol.
Je ne peux que serrer les dents,
Pour ne pas crier de douleur.

À bout de force,
Je tente de prendre appui sur mes bras,
Mais je n'ai ni l'envie,
Ni le courage
De me relever.

Pas pour lui faire face,
Pas pour lui faire mal...

Mes yeux fixent
Le moindre de ses mouvements,
Suivant le rythme de ses pas,
En une lente cadence.

Avec suffisance,
Il ramasse ma baguette déchue,
Qui n'aura pas eu l'outrage
D'être utilisée,
Et la cajole avec dévotion,
Un sourire méprisant aux lèvres.

Je la vois disparaître
Aussi soudainement
Que sa jumelle est apparue,
Avant qu'il ne se dirige
Vers moi,
Fier et conquérant
Dans une démarche impérieuse1

Sa main glisse
Dans mes cheveux
Avec une lenteur exacerbante,
Câline et menaçante.
Ses doigts assassins,
S'entremêlant
À mes mèches opalines,
En une douce torture.

Ils les referment subitement.
Emprisonnant dans sa paume,
Cette part de moi-même,
Comme il capturerait le Vif d'Or
Resserrant brutalement son emprise.

Sa bouche s'approche de mon oreille
Et son souffle chaud
Me fait doucement frissonner
Tandis qu'il me susurre d'une voix dangereuse.

« Tu vas mourir Draco…D'une mort lente et douloureuse, comme tu m'as tué moi. Je prendrai ta vie en échange de mon âme. »

Je ne sais pourquoi,
Un sourire arrogant
Fleurit sur mes lèvres.
Peut-être est-ce dû à cette importance qu'il se donne ?
Ou à cette apparente insolence qu'il imite à merveille ?

Je ne sais pas…
Toujours est-il que je sens,
Naître au plus profond de moi,
Ce désir oublié,
De le défier…
Encore et encore.

« Combien on parie que tu seras incapable de le faire ? rétorquè-je de ma voix traînante. Me blesser, me torturer oui… Me tuer… Même si l'envie s'en faisait ressentir, tu retiendrais toujours ton geste…. Parce que… Tu n'es pas un assassin… Harry… »

Il se relève brusquement,
Tremblant de rage.
Ce n'est pas vraiment la réaction
Que j'attendais.
Se pourrait-il qu'un détail
M'est échappé ?

« Qu'est-ce que tu en sais ? QU'EST-CE QUE TU EN SAIS ? ! » s'écrie t-il

Je n'ai pas le temps
D'approfondir la question,
Qu'une douleur lancinante fuse de toute part.
Comme si des milliers de lames acérées
Venaient de lacérer ma chair,
Sans aucuns remords,
Telles des morsures empoisonnées,
Taillées dans la glace,
Envoyées pour échauffer ma peau
À l'encre rouge.

Le sang ruisselle
Le long de mon corps
De mes plaies entrouvertes
Et le visage de mon agresseur
Se fend en un large sourire satisfait
À la manière d'un peintre
Enchanté par le tableau qu'il vient de réaliser.

Malgré cela,
Je ne sais où je trouve
Le courage de me redresser
Et d'affronter une nouvelle fois,
Son regard meurtrier.

La douleur me ronge,
Mais je reste de marbre.
Car elle n'est rien
Face à celle, que je devine
Dans ses prunelles aiguisées
Et qui me désarme.

Son sourire perd soudainement de son éclat
Et ses traits se figent
Dans une prison de peine.
Ses prunelles brillent
Tels deux joyaux incandescents,
Tandis que je suis
Hypnotisé,
Le sillon que creusent ses larmes,
Sur le velouté de ses joues.

« Draco » souffle-t-il

Il tend vers moi,
Une main tremblante.
Avec la même hésitation,
Que tout homme aurait
Face à un mirage,
Incertain de ma présence.

Je lis dans ses yeux
L'espoir vain
Que je la saisisse,
Que je lui pardonne ce mal
Qu'il me fait
Et qui le dévore.

« Ne t'inquiètes pas Harry, murmurè-je doucement, je souffrirai pour deux si cela peut te permettre d'exorciser un tout petit peu cette douleur qui te hante.»

Ses émeraudes se voilent un instant,
Devant la détermination
De mon regard argenté.

« Je suis désolé Draco, sanglote-t-il, tellement désolé… Mais je suis le seul qui puisse faire ça. Le seul. Tu comprends ? »

Je cligne doucement des yeux
Pour lui signifier
Que oui, je comprends.

Je comprends
Ce sentiment de haine troublé
Qui tel un brasier,
Brûle nos entrailles.

Je comprends
Ce sentiment de trahison,
D'un amour naissant déjà bafoué
Qui réchauffe nos cœurs
Ravivant notre âme,
D'un souffle nouveau.

Je comprends,
Ce sentiment de colère
Envers moi
Qui t'oblige
À te comporter de la sorte.

Mais aussi,
Contre toi-même,
Pour ne pas arriver
À canaliser tes émotions…
À ne pas savoir lui dire non,
Parce qu'il est toi malgré tout.

« Pourquoi toute cette souffrance Harry, soupirè-je en renversant doucement la tête. Pourquoi te fais-tu autant de mal ? Je ne comprends pas. Qu'essayes-tu de me prouver ? De me dire ? »

Cependant celui
À qui je m'adresse
Reste désespérément silencieux,
Tel le lâche que je lui connais,
Tandis que sa réplique exacte,
Lève de nouveau sa baguette vers moi,
Dans un geste vacillant.

Et cette fois,

C'est un rayon d'un magnifique bleu électrique
Qui me touche en pleine poitrine
Alors que de ses lèvres désabusées
S'échappe un 'pardonne-moi' douloureux.

Je sens ces ondes magnétiques
Se répandre,
Se répercuter dans tout mon cœur,
Et je referme instinctivement,
Mes bras autour de mon corps,
Dans une vaine tentative
D'endiguer les convulsions,
Qui assaillent mon être.

Mes jambes cèdent sous le poids de la douleur,
Et l'assaut de mes tremblements.
Je tombe à genoux,
Priant,
Suppliant
Je ne sais quels Dieux inexistants
Pour que tout cela cesse.

J'aimerais me réveiller,
Sortir de ce rêve,
Qui je le sais,
N'est qu'un cauchemar éveillé.

J'imagine
Plus que je ne vois,
Ces filaments bleutés
Traverser mon corps,
Le conquérir,
Telle une aiguille chauffée à blanc
En quête de morceau de moi-même
À rassembler.

Ça paraitrait presque
Aussi insupportable
Qu'un Doloris.

Et pour la première fois de ma vie,
Je remercie mon cher géniteur
D'avoir fait ma pitoyable éducation
À coup de sortilèges impardonnables.

Je mords violemment ma lèvre inférieure
Pour m'empêcher de crier,
Et lève des yeux implorants
Vers mon assaillant.

Harry,
Les bras le long du corps
Détourne son visage rougi par les larmes,
Devant l'intensité de mon regard déchirant.

Un soupir opprimé
S'échappe de sa bouche,
Comme un dernier souffle de vie,
Et je le vois disparaître
En même temps que cette souffrance intolérable,
Une étincelle de douleur subsistant encore
Au fond de ses prunelles d'absinthes.

Malgré moi,
Je pousse un petit gémissement de bien-être.
La paix.
Enfin.

Je ferme les yeux un instant,
Oubliant les tiraillement désagréables
De mes blessures occasionnées,
Puis me laisse choir contre le mur.

Le silence environnant me berce,
M'enveloppant lentement d'une douce torpeur.
Aussi incroyable que ça puisse être,
Je me sens bien.

J'ai l'étrange sentiment
Que plus rien ne pourra m'atteindre,
Que plus rien ne pourra me toucher.
Je me sens comme en sécurité,
Dans cet atmosphère angoissante.

Peut-être parce qu'au fond de moi-même,
J'ai l'impression de me trouver en face d'un miroir,
Un sombre reflet de mon âme.
Ce côté obscur
Que j'ai parfois, tant de mal à cacher.

Toute cette souffrance,
Cette solitude,
Cette angoisse,
Cette peur,
Cette haine,
Cet amour,
Ce désespoir…

Qui m'aspirent,
Me hantent,
Et me dévorent.
Qui me rongent
Comme le plus puissant des acides.

Alors n'est-ce pas normal,
Que la noirceur de ce monde,
Me rassure ?
Quand, tout en moi
N'est plus que ténèbres
Et désolation ?

Somnolant,
Je repense à cette lumière,
Qui habitait autrefois mon être,
Et tempérait mon âme.

J'oublie tout
Ce qui n'est pas moi et Harry.
Et je me souviens de ce nous,
Qui n'existe déjà plus.

La douceur de sa voix,
Aux intonations suaves parfois.
La chaleur de ses sourires,
Qui emplissait mon cœur de joie.
Les plis de son nez,
Lorsqu'il esquissait des moues dégoûtées.
La passion qui éclairait ses yeux d'un vert intense,
M'attirant de par leur profondeur.
La zébrure de sa cicatrice,
Que je caressais avec dévotion,
Lorsque je le tenais contre-moi.

Quoique les gens en disent,
Quoique les gens en pensent,
J'aimais et j'aime profondément Harry,
Et il me manque cruellement.

Son visage aux traits angélique,
Cachant à merveille son apparence démoniaque.
Son corps à la peau aussi douce que du velours,
Et parfois aussi brûlant qu'un feu ardent,
Ses gestes m'électrisant à chaque mouvement
Ample ou limité,
Mais toujours avec cette sensualité
Exarcebante d'inconscience.

La dualité de son être,
Revers d'une même médaille,
Aux côtés tranchants.
Tantôt la haine,
Tantôt l'amour,
Qualités entremêlées de défauts,
Me blessant de temps à autre
Par leur complexité paradoxale.

Je revis nos ébats,
Et nos sentiments au quotidien,
De nos disputes houleuses,
À nos étreintes passionnées.

Et j'imagine nos jours futurs,
Emplis de ces mêmes gestes,
De ces mots murmurés.

Je pense à nous
Si fortement,
Que j'ai la fugace impression
De sentir sa présence à mes côtés,
Ses doigts cherchant les miens,
Pour les entrelacer.

Son regard sur moi
A la même douceur que je lui connais,
Tandis que de son autre main,
Il dégage tendrement,
Quelques mèches
Que j'ai de collé sur mon front.

J'aimerais tellement
Que tout cela soit vrai.
Qu'il soit réellement là,
Sa main dans la mienne
Me réconfortant,
Me rassurant,
M'affirmant qu'il n'est pas
Une simple illusion.

Et j'ai peur d'ouvrir les yeux,
Pour découvrir
Que ce n'était
Qu'en réalité…
Un rêve.
Dans autre rêve.

Lentement,
J'entrouvre mes paupières.
Tout ce noir qui m'entoure
Et qui m'agresse,
Pourrait presque me faire croire
Que je suis devenu aveugle.

La douce chaleur,
Que je ressentais auparavant
Est toujours là
Et je ne veux pas savoir,
Si je rêve encore,
Ou si tout ceci
Est bien réel.

Pourtant,
Bien malgré moi,
Mon regard se pose
Sur cette partie de mon être
Qui,
Dans mon imagination,
Éprouvait le contact de nos deux paumes.

Comme pris dans une semi-conscience,
J'entraperçois avec douleur,
Des doigts hâlés
Tendrement liés aux miens,
Une main rassurante,
Reposant doucement entre la mienne.

Et je ne peux que remonter,
Le long de ce bras déguisé
Pour lentement se voir dessiner,
Sous mes yeux stupéfaits
Les traits de ton visage ravagé.

Un hoquet de stupeur silencieux,
Filtre de mes lèvres décharnues,
Tandis qu'échappant à tout contrôle,
Ma main libre
Se soulève légèrement
Et vole vers toi
À la manière d'une feuille tremblotante.

Soudain,
L'affreuse vérité,
Me prends à la gorge,
Et porté par mon élan,
Mon bras retombe mollement,
Le long de mon corps.

Je sens le poids des larmes,
Affluer aux coins de mes yeux.
Il ne peut pas me faire ça...
Il ne peut PAS vouloir me faire ça...

Ce sentiment,
Qui m'empoigne le coeur,
Me faisant soudainement douter,
Doit se lire sur mon visage,
Car je vois au travers de ces prunelles mentholées,
L'éclat de son regard vaciller
Et ses traits se muent en une expression inquiète,
Presque affolée par mes pensées.

« Draco » appelle-t-il doucement.

Il lui ressemble tellement...

Il n'avait pas vraiment changé en trois ans.
Les contours de son visage,
S'étaient juste affirmés,
Lui donnant une allure plus masculine,
Qu'un visage d'enfant.

Et je sais depuis longtemps,
Que désormais,
Plus rien ne sera comme avant.

L'insouciance de son regard
Ne sera plus que méfiance éternelle.
Son sourire,
N'aura plus cette candeur enfantine,
Qui m'amusait quelques fois.
Son visage,
Ne sera plus marqué
Que par les horreurs de la guerre.

Chaque pli,
Chaque expression,
Ne sera plus que le reflet,
De toute cette souffrance,
De toute cette désolation.

Et un doute effroyable
M'étreint le coeur.
Mon visage porte-t-il,
Lui aussi,
Le poids de cette douleur,
Le hurlement des morts ?

Harry saura-t-il
À nouveau me regarder,
Sans voir en moi,
Le miroir,
De son existence cauchemardesque ?

J'enferme aussitôt cette émotion factice
Dans une prison de froideur
Et d'indifférence,
Et porte à mon vis à vis,
Un regard méprisant.

« Qu'est-ce que tu veux, Harry ? Que veux-tu voir se briser en moi, pour nous infliger pareille souffrance ? crachè-je avec hargne. Que vas-tu encore me faire subir pour me faire ployer ? Me faire fléchir ? »

Une détresse insolente
Éclaire l'émeraude de ses yeux,
Tandis que se peint sur son visage,
Une expression choquée...

Puis lentement,
Ses traits se radoucissent,
Et ses yeux n'expriment plus
Qu'une tristesse infinie.

Il penche légèrement,
Sa tête de côté,
Et, doucement,
Comme pour ne pas effrayer,
La bête blessée que je suis,
Vient caresser avec légèreté,
Le contour de ma joue.

Bien malgré moi,
Mes paupières se ferment,
Et je me laisse bercer,
Par ce geste de douceur inespéré.

« Aurait-il réussi à te briser ? » murmure-t-il tristement.

Le voile de peau,
Qui obscurcissait mon regard,
Se dissipe lentement
Et libère le flot de larmes
Qu'emprisonnait depuis bien longtemps ma douleur,
Traçant sur ma joue pâle,
Un sillon d'émotion,
Mouillant de mes pleurs,
Sa main libératrice,
Sans que je puisse faire
Quoique ce soit,
Pour stopper leur écoulement.

Cette tendresse me fait mal,
Cette douceur me brûle.
J'aurais voulu,
Ne jamais avoir a enduré
Tout ça.
C'est insupportable,
C'est inhumain !
Et tous ces souvenirs de haine passée
N'arrangent en rien à mon amertume.

« Je sais qu'on s'est haï... Qu'on se haïssait... Mais pourquoi faut-il que tu me le rappelles sans cesse ? implorè-je d'une toute petite voix. J'aimerais tiré un trait sur ce passé qui nous sépare, ce gouffre qui se creuse lentement entre nous. Je ne veux pas te perdre pour pareilles futilités ! Laisse-moi oublier et oublie toi aussi. »

« Il fut un temps où on s'est haï, c'est vrai... assure-t-il en caressant doucement du bout du pouce mes joues baignées de larmes. Et un autre où on s'est aimé. Cependant l'Autre a l'air de vouloir oublié tout ce qui fut nous. Tout ce qui fait nous. Mais, moi, je ne veux pas oublié... Tout ce que tu m'as donné, tout ce que tu m'as apporté... On souffrira toujours de nos fautes passées... Et je continuerai certainement à te reprocher ce que tu n'es plus. Mais sache que... Ma vie sans toi... Jamais elle n'existera. Je l'en empêcherai. Je ne peux pas vivre sans toi. Souviens-toi en. Et si j'échoue. Retiens-moi... De toutes tes forces, de toute ton âme ! Ne me laisse jamais m'éloigner de toi... Nous ne survivrions pas dans ce monde l'un sans l'autre... »

Ses doigts effleurent
Et glissent le long de ma gorge.
Inconsciemment,
La peur me noue les entrailles,
Et je retiens mon souffle.
Mais il ne s'y attarde pas,
Sa main continuant
De caresser chaque parcelle de peau,
Et d'en guérir chaque blessure.

Lorsque la dernière se referme,
Il esquisse un sourire satisfait,
Puis se positionne tout contre moi,
Sa tête venant se reposer
Nonchalamment
Contre mon épaule.

Un léger soupir de bien-être
S'échappe de ses lèvres,
Et je ne peux que sourire
Devant cet instant de bonheur,
Volé au temps.

Je savoure
Ce moment de paix,
Ce cocon d'amour,
Que lui seul sait créer
Pour nous,
Nos mains
Toujours étroitement liées.

Ne les sépare jamais Harry...
Jamais...

« Je t'aime Draco... »chuchote-t-il après quelques minutes de silence.

Cette déclaration
Résonne en moi
Comme une veille ritournelle,
Un refrain longtemps
Oublié.

« Je t'ai toujours aimé, et je t'aimerai toujours, continue-t-il sur le même ton. C'est pourquoi je refuse l'idée même de te faire souffrir. Seulement ... Maintenant que tu as eu accès à notre inconscient, que tu as vu toutes ces choses, découvert cette part de lui-même qu'il aurait préféré te cacher... Que J'aurais préféré te cacher... Il tient à tout prix à te prouver quel genre de personne il est est réellement... Ce qu'il croit être réellement... »

« Tu ne le crois pas toi ? »

Ma voix n'est plus
Que murmure
Dans cette atmosphère feutrée.
J'ai peur de briser
Cet intime silence
Et de le voir disparaître,
Encore une fois.

« Moi... Je n'ai pas oublié. Je ne veux pas oublier... » confie-t-il

« Pourquoi fait-il ça ? Pourquoi nous fait-il ça ? »

« Il y a des certitudes qui deviennent des doutes et des doutes, des certitudes » soupire-t-il comme s'il était responsable de ce changement, levant un regard coupable vers moi.

Devant cette semi-vérité,
Cet aveux déguisé
Ma tête,
Heurte doucement
Le mur derrière moi,
Et mes paupières se ferment douloureusement.

J'ai le sentiment,
Que mon coeur
Est prisonnier d'un étau de fer.
Ma bouche est pâteuse...
Je ne sais pas quoi dire.

Je croyais...
Je croyais...
Seulement...
Simplement...

Tout est ma faute.

« Je pensais...T'avoir suffisamment prouver que je... que je t'aimais, avouè-je péniblement avant de finir dans un soupir, à défaut de te le dire. »

Je le sens bouger contre moi,
Son corps s'éloignant doucement
Du mien.
Sans doute change-t-il de position,
Mais sa chaleur me manque déjà.

Heureusement,
Son aura magique,
M'enveloppent toujours
De son amour,
Me rassurant,
Sa main,
Toujours dans la mienne.

« À l'époque oui et ça me suffisait. Mais maintenant... Qu'est ce qui me prouve... Qu'est-ce qui Lui prouve que ce sera toujours pareil ? Que tu seras toujours là ? »

Je retiens de justesse,
Le rire amer
Qui menaçait de franchir mes lèvres,
Ainsi que les tressaillements
De ma proche hilarité,
D'envahir mon corps.

Qu'est-ce qui lui prouve ?

Depuis trois mois,
Je le veille jour et nuit,
Je suis dans un état pitoyable.
Et s'il meurt...
Je meurs avec lui.
Mais ça...
Jamais je ne lui avouerai.

Alors quelle preuve lui faut-il de plus ?

Harry semble le deviner,
Le comprendre,
Et l'accepter,
Car de nouveau,
Sa voix s'élève doucement
Dans cette prison de verres teintés,
Faible lueur
Dans cette nuit glacée
Par le souffle des morts.

« Tu sais... Il veut juste te protéger. »

« Mais je peux très bien le faire tout seul ! » m'insurgè-je alors, ouvrant brusquement les yeux.

Je le vois qu'il me fixe,
Ses prunelles d'absinthes
Semblant sonder
Les tréfonds de mon âme
Avant de brusquement
Se détourner.

« Pas contre lui... chuchote t-il comme s'il avouait un secret interdit... Pas contre ce qu'il est devenu... Il ne pensait qu'à t'infliger une souffrance intolérable dans l'espoir que tu le méprises si intensément, si fortement, que tu n'aurais de cesse qu'à lui rendre pareille douleur. Que ton désir de vengeance ferait ressortir en toi, cette haine qui nous a si longtemps consumé et que, le blessant à ton tour... Tu partirais.

Mais son plan ne marche pas comme il l'avait prévu. Et il se déteste d'être aussi lâche et faible... De ne pas être capable de se libérer de ton emprise...

Tu es et as toujours été une constante dans ma vie, et ce depuis notre rencontre. Que tu aies été mon ennemi par le passé ou mon amant dans le présent ne change rien. J'ai toujours été dépendant de ta présence et je n'avais de cesse de te vouloir auprès de moi. Tu as rythmé ma vie avec la même virtuosité qu'un chef d'orchestre, c'est pourquoi... Nous ne pouvions te faire de mal sans détruire une partie de nous-même. Et c'est ce manque de volonté qui l'a trahi. Tu ne pouvais pas croire à nos paroles enjôleuses, venimeuses, lorsque tu voyais, au fond de notre regard, cette détresse alarmante... Ce manque de conviction qui nous arrachait des larmes.

Il voulait que tu le haïsses plus encore qu'il ne se hait... Mais tu n'as fait que lui prouver davantage la force de ton amour... Merci. Du fond du coeur, merci pour Lui. »

Des perles d'eau,
Coulent de ses yeux
Inondant ses joues
De larmes reconnaissantes,
Et je ne peux rester indifférent,
Devant cette marque, plus qu'évidente,
De gratitude.

Je ne mérite pas tant.

D'un geste tendre,
Je l'attire à moi.
Son visage trouvant,
Aussitôt,
Le creux de mon cou,
Où il déverse
Sans pudeur aucune,
Son désarroi.

Toute cette peine contenue
Me broie le coeur.
Mais je suis heureux,
De pouvoir l'en libérer
Et de voir,
Toute cette douleur enchaînée,
S'échapper de ces larmes salvatrices.

Ma main caresse
Son dos avec langueur
Dans un geste apaisant,
Réconfortant.

Pouvoir le consoler ainsi,
Me gonfle d'orgueil,
Attise ma vanité,
Et réveille mon désir de possession.

C'est moi
Qui l'étreint,
C'est moi,
Qui le rassure,
C'est moi,
Qu'il vient voir...
C'est sur moi,
Qu'il se repose.

Sur moi

Et sur personne d'autre.

Et je sens,
Comme un poids,
S'ôter brusquement,
De mes épaules.

Ce sentiment de légèreté
Est comme un nouveau souffle
De vie.
Une bouffée d'oxygène,
M'apportant le courage,
La force de croire encore,
À ce que nous sommes.

Désormais,
Je ne suis plus seul
À rêver,
À espérer...
Je ne l'ai jamais été.

C'est pour cela,
Que je ne dois pas renoncer.
Je me battrai jusqu'au bout,
Jusqu'à l'épuisement,
Mais je ramènerai Harry...
Ou
Nous tomberons ensemble.

Et un sourire
S'esquisse sur mes lèvres,
À la seule pensée,
Qu'on retrouvera
Nos corps enlacés.

Même la mort ne nous séparera pas.

Je ne te laisserai pas
L'emporter,
Harry.

Parce que je t'aime...

Je ne laisserai pas
Ta peur
Nous envahir
Et tout gâcher.

« Merci de m'aimer autant... me chuchote t-il une fois ses pleurs apaisés. Je ne mérite pas tant. »

« C'est moi qui ne mérite pas tant... Tu le sais plus que quiconque... »

Je l'entends rire.
De ce rire mutin
Et espiègle
Qui veut dire :
"Moi je sais quelque chose que tu ignores"
Et l'écho de sa joie,
Résonne dans tout mon être
Jusqu'à me toucher,
En plein coeur.

Sa bouche effleure
Et s'attarde
Dans le creux de mon épaule,
Où il dépose
Un délicat baiser,
Aussi léger et éphémère
Qu'un battement d'ailes de papillon.

Puis il pousse un soupir
De bien-être,
Se calant
Un peu plus contre mon flanc
Alors que je resserre notre étreinte.

C'est si bon
De le tenir ainsi contre moi,
De le retrouver,
L'espace
D'un court instant
Même si ce n'est pas tout à fait lui.
Il n'est pas si différent
Du Harry que j'ai connu.

La pression de ses lèvres
Se fait,
De plus en plus
Insistante,
Cajoleuse et envoûtante.

Elles remontent,
Délicieusement,
Le long de mon cou,
Redessinant ma mâchoire,
En une caresse entêtante.

« Harry ? Harry qu'est-ce que tu fais ? » demandè-je en me tournant vers lui.

Mais loin de me répondre,
Un éclat malicieux illumine son regard
Tandis qu'il m'assaille de petits baisers.
Je faiblis sous cette attaque,
Et alors que ma résistance abdique,
Il me répond enfin,
Ses yeux assombris par l'envie
Et le désir,
Profondément ancrés
Dans les miens.

« Je me souviens » dit-il avec un sérieux mordant avant de ravir une nouvelle fois ma bouche.

Sous l'attaque
De ce baiser mouillé,
Je redécouvre,
Moi aussi,
Le goût de ses lèvres...
La délicatesse de ses touchers...
Et tous ces infimes détails
Qui me font chavirer
Lorsque Harry m'embrasse.

Je revis avec force,
La passion de son amour,
M'enivrant de ses baisers
Au goût de miel,
Que je bois à la lie,
Assoiffé par sa tendresse.

Cela m'a manqué...
Tellement
Il m'a manqué...
Cruellement

J'en ai oublié jusqu'à sa saveur,
Et maintenant qu'il m'embrasse,
Je réalise pleinement
À quel point ma vie
Sans lui,
A été fade,
Dénuée de tous plaisirs.

Comme je me souviens aussi,
Que ces baisers sont empoisonnés.
Il n'est pas Harry...
Il n'est qu'une partie de lui,
Une pâle copie.
Et ces derniers me paraissent soudain
Acides et sans saveur,
M'obligeant à freiner ses ardeurs.

« Qu'est-ce qui se passe ? » me demande-t-il un tantinet inquiet.

« Tu n'es pas Harry »

« Oui... C'est vrai, me répond-il avec un étrange sourire malveillant aux lèvres avant de confier entre deux baisers, je suis un poison. C'est moi qui le ronge et le tue à petit feu... C'est moi qui le fait souffrir, qui le torture... De tout ce qui fait lui, je dois être la partie qu'Il craint le plus par l'intensité de mes sentiments. C'est mon amour qui le brûle et le consume et il ne peut se résoudre à me tuer... M'enterrer. Il ne peut se débarrasser de moi sans se détruire lui-même. Ne plus t'aimer serait pareille à la mort... Et pourtant... Il aurait certainement la paix à laquelle il aspire tant... »

« Ne plus t'aimer serait un crime » confiè-je à demi-mot

« Ne plus t'aimer serait mon châtiment, me murmure t-il aux creux des lèvres... Un véritable Enfer... »

« Je ne te laisserai jamais vivre ça »

Ma main
Redessine,
Et trace
Avec langueur,
Le contour de sa joue,
Et son sourire,
Sous mes doigts,
Se teinte de tendresse.

« Je le sais… Je le sais bien. Chacun de tes baisers, au goût de Paradis, me le prouve… Pourquoi faut-il qu'il en ait oublié leur saveur ? »

Malgré moi,
Mon coeur se serre,
Sous ses douloureuses révélations.
Pourquoi Harry tient-il tant,
À oublier ?
À m'oublier ?

J'ai mal de comprendre
Ce qui peut le pousser à agir ainsi.
Il pense trop...

Beaucoup trop...

« À toi... me susurre lascivement son double au creux de mon oreille, comme s'il avait suivit le fil de mes pensées. Et tu ne peux pas me le reprocher. »

Je tourne,
Brusquement,
Mon visage
Vers lui,
Surpris par ses paroles.

Je ne sais que faire...
Que croire...

Je cherche des réponses dans son regard,
Mais ne rencontre à la place,
Que la volupté de ses lèvres
Dévoreuses d'âmes.

Et une fois de plus,
Je me sens chavirer,
Sous l'assaut de sa tendresse

Son ardente passion,
La dernière fois que je l'ai ressentie,
Je ne m'en souviens pas.
Dans un autre temps,
Un autre endroit,
Où il n'y avait ni guerres,
Ni victimes,
Juste Lui et Moi,
Et notre Amour.

Pardonne-moi Harry.
Mais je ne suis qu'un homme
Comme les autres...
Et tu as toujours été ma faiblesse,
La seule et unique
Que j'ai su apprivoiser.

Alors gracie-moi,
Si je succombe entre ses bras...
Si sa douceur entrave ma volonté,
Et que je rends à ton fantôme,
Tout ce trop plein de sentiments,
Que tu refuses d'accepter.
Cet haïssable fardeau,
Qui devient trop lourd,
Seul à porter.

Et je me surprends,
À répondre à ses délicates attentions.
Ma main se glisse
Naturellement
À travers ses éternelles mèches rebelles,
Tandis que nos bouches,
S'écrasent avec force et passion
L'une contre l'autre.

Je me laisse enivrer
Par ce délicat poison,
Cette tentation interdite,
Cette fougue dévorante,
Auxquelles j'aspire,
Depuis si longtemps.

J'ai l'impression,
Au creux de nos baisers,
De frôler du bout des doigts,
Un secret inaccessible,
Un murmure inaudible
Qui échappe à tout entendement,
Alors que tout contre moi,
Je sens l'ombre d'un sourire,
Étirer les délicates lèvres
De ton phantasme.

Un sourire victorieux
Que tu esquissais,
Autrefois,
Lorsque tu étais,
Particulièrement,
Fier de toi-même.

Son corps,
Se fond avec le mien,
Et sa main est froide,
Quand il la glisse
Sous ma chemise,
Pour caresser
Impudiquement
Ma peau mise à nue,
M'arrachant des frissons
Clandestinement coquins.

Je tremble,
Mais c'est pour mieux
Me raccrocher à toi,
À lui,
À cette ancienne vie,
Qui est si loin de moi.

Sa bouche
Délicatement,
Me délaisse,
Pour mieux sceller
Nos deux fronts,
Dans une invitation au calme,
Après la tempête.

Nos souffles
Délicieusement saccadés
Se lient et se délient,
Tandis que de mes yeux
Enfiévrés,
Je le supplie
De continuer.
Il me ré-embrasse
Chastement,
Avant de murmurer :

« Pardonne-moi Dray, je n'ai pas d'autre choix... »

Et d'une fulgurante
Douleur,
De jaillir
Au creux de mon ventre,
M'arrachant un cri,
Subtil mélange
De souffrance et de surprise
Alors que sous ses mots,
Suavement empoisonnés,
Se dissimulait,
La plus froide des épées.

Est-ce que quelqu'un le voit ?
Ce trou béant que j'ai à la place du coeur ?
Ce vide immense qui fait de moi une statue de glace ?
Et que ton absence creuse un peu plus chaque jour ?
Pourquoi faut-il...
Que ce soit lui qui me trahisse... ?
Pourquoi faut-il...
Que ce soit lui qui me porte le coup de grâce...

Mon Dieu Harry,
Cette douleur, au fond de tes yeux...
Elle m'est insupportable,
Plus encore que cette lame aiguisé que je sens au plus profond de ma chair.

Comment veux-tu que je te pardonne,
Cette souffrance que tu t'infliges ?
Comment veux-tu que je ne maudisse pas
Cette main traîtresse,
Tâchée de sang...
De mon sang...

Cette même rivière,
Porteuse de vie,
Que tu refusais de faire couler,
Et qui, à présent,
Ruisselle entre mes doigts,
Alors que se retire sournoisement,
Le véritable assassin...
Le véritable lâche,
Que tu tiens fermement,
Au creux de ta paume.

J'ai le souffle court,
J'étouffe même
Sous le poids
De son regard.
Mais le courage ne me manque pas
Lorsqu'il s'agit de le soutenir.

Plus jamais je ne fermerai les yeux
Devant l'absurde vérité.
Plus jamais je ne fermerai les yeux
Devant ta palette d'émotions,
Maintenant dévoilée.

Plus jamais, je ne fuirai
Tes orbes émeraudes,
Un peu trop lumineuses,
Un peu trop incandescentes,
Un peu trop envoûtantes...

Elles me disent tant de choses
Insaisissables,
Elles me disent tant de choses,
Insoupçonnable,
Qu'il me faut voir cet éclat argenté teinté de rouge
Pour revenir à cette étrange réalité,
Et ressentir pleinement
La brûlure de cette plaie,

Volontairement infligée.

Je voudrais pouvoir crier,
Gémir,
Ou même pleurer amèrement
Sur mon sort,
Mais je ne fais que suffoquer,
Et comprimer cette blessure complice
De milles et un mystères.

J'ai la tête qui bourdonne,
J'ai chaud,
J'ai froid,
Les deux à la fois,
Ma vision se trouble,
Comme prisonnier d'une spirale sans fin
Ça tourne
Et tourne,
Et tourne encore.

Accolé contre ce mur d'ombre,
Je cherche un peu d'accalmie
Où déposer mon âme tourmentée.
Ce noir est si apaisant
Et déjà mes paupières se font lourdes...
Si lourdes.

Alors qu'au loin,
Me parvint un semblant de cri,
Et qu'au travers de la brume de mes yeux,
Je discerne les contours vaporeux
De la fine silhouette de mon seule et unique amour
Se plier en deux.

Il me faut entendre
Le tintement de son arme,
Tombant à terre,
Pour me sortir
De cette dévorante torpeur.

Je le vois brusquement disparaitre,
Soufflé vers une des ces sinistres parois ténébreuses,
Balayé par un puissant sortilège.
Et malgré son acte passé,
Je ne peux que m'inquiéter pour lui...
Le seul à m'avoir apporté,
Un peu de tendresse
Et d'espoir,
Dans ce monde chaotique.

Il y a longtemps
Que je n'ai pas ressenti,
Ce sentiment de pure haine...
De colère incontrôlable...
Cette douce violence
Profondément endormie en moi,
Et qui sans sa berceuse,
Ne demande qu'à se réveiller.

Il a toujours été
Le seul,
À pouvoir me faire
Perdre ainsi le contrôle...

Et aujourd'hui,
C'est avec cette même impétuosité,
Que je foudroie du regard,
L'agresseur de mon amant.

Cependant,
Je ne peux que rester muet,
Devant l'image qui s'offre à moi.

Je reconnaitrais cette personne d'entre milles..
Tellement aimée
Tellement veillée...
Tellement espérée...

Harry...
Mon Harry...
Celui que je cherchais...
Et que je compte bien ramener.
Parce que je lui ai promis...
Et que je tiens toujours mes promesses.

À suivre...


Note :

1) Allez savoir pourquoi à ce moment précis j'ai pensé à la musique de Dark Vador lol


Encore Merci d'avoir lu jusque là ^^

Désolée d'avoir fait un Draco si pathétique ^^;

Mais bon, j'aime bien ce chapitre ^^

On se rapproche doucement, mais sûrement de la fin ! Le prochain chapitre sera le dernier et l'épilogue suivra de peu :D

Let's go ?

Tags associés : Part, larme, ultime, requiem, dream

J'kaz !
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Dimanche 31 Octobre 2010Poster un commentaire

Story © Lily.B

Résumé :
Il aurait pu être un Dieu, mais il n'était qu'un homme... Il aurait pu être un Héros, mais il n'était que Harry Potter.


Disclaimer :  
Toujours pas à moi, mais un jour, qui sait ? ^^

Genre : Angst. Spiritual, Drama and Sad... Le refrain habituel quoi -  POV de Draco.

Pairing : DMHP of course, le HPDM reste à prouver par contre XDDD

Rating : M pour violence physique et morale (enfin ça, c'est si j'ai réussi mon coup lol)

Avertissement : Cette fic fait allusion à une relation homosexuelle donc homophobes allez voir ailleurs si j’y suis :p

Warning : Âmes sensibles, prévoyez la boîte de mouchoir ou le paquet de Kleenex ! (Cf. Part.I)

Note&Co : Chose promise, chose due ! Voici la 3e partie de cette histoire (^o^)v

Quoi dire, si ce n'est que je ne sais pas où je vais – remarquez, ça sera pas pire que la partie II – mais j'y vais, que Draco me semble parfois OOC et complètement pathétique et que, au final, je vous entraine dans mes délires psychédéliques ^^ Accrochez-vous XD

La partie IV roxx par contre – Là j'en connais une qui a une mauvaise influence sur moi (-_- ; ) Du moins, moi j'aime bien ^^

Mais juste histoire que vous digérez bien ce chapitre hein ? (^_-)

¤

Remerciements : À Fallen Angel dont j'ai miraculeusement retrouvé les fichiers bêta-lecter et ses précieux conseils, mon Kiwi sans qui la vie serait triste et terne – Et oui, j'ai posté la suite, je t'avais dit que je le ferai, langue de vipère :p – Yami Aku/Harue Y.A qui a, à elle seule, sauvé cette fiction en me la renvoyant, mais aussi à tout ceux qui me suivent encore !

Si vous êtes toujours là, levez la main ! *plein d'amour pour vous* Et oubliez pas de signer à la fin du chapitre :p

¤

Je dédicace cette fanfiction à mon petit rayon de soleil,
Niphredill


Bonne Lecture !



~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~

Larme Ultime
- Requiem for a Dream -

~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~¤~

¤
 Part.III
¤

 

« Deux et deux font quatre »

Où suis-je ?

« Quatre et quatre font huit »

Mon corps est, comme écrasé…
Mes doigts, engourdis...
Et mes paupières, alourdies…

« Huit et huit font seize »

J'entends une voix…
Qu'il me semble connaître.
Ou presque…
Elle a quelque chose de différent.

« Répétez dit-le maître »

Mais qu'est-ce qu'elle raconte ?

« Deux et deux, quatre. Quatre et Quatre, huit. Huit et huit, seize... »

J'aimerais ouvrir les yeux…
Mais cela m'est trop pénible.

« Mais voilà l'oiseau-lyre »

J'ai froid…
J'ai si froid.
C'est la seule chose dont
J'ai réellement conscience.

« Qui passe dans le ciel »

Ça…
Et la voix.

« L'enfant le voit »

Elle me paraît si proche et si lointaine…
Fluette…
Comme celle d'un enfant.

« L'enfant l'entend »

Je veux savoir…

« L'enfant l'appelle »

Je veux comprendre…

« Sauve-moi »

J'ouvre brusquement les yeux,
Comme si j'avais été hypnotisé
Et que cette simple phrase
Était la clé de mon réveil.
Deux petits mots,
Ayant un effroyable pouvoir sur moi.

« Joue avec moi »

Alors que je me redresse lentement,
Pour m'asseoir sur un sol invisiblement présent.
J'ai l'impression d'être un pantin,
Et cette voix,
Le marionnettiste.

« Oiseau ! »

Je secoue doucement la tête,
Tentant de remettre de l'ordre dans mes idées.
Je connais cette histoire…
Je l'ai déjà entendue quelque part.

« Alors l'oiseau descend… Et joue avec l'enfant. » 1

Ces paroles s'échappent, malgré moi, de mes lèvres,
Et je n'en comprends pas le sens.
Je sais juste que c'est ce qui suit
Et ma voix a des intonations que je ne lui connais pas.

L'enfant cesse de s'agiter,
Pour s'approcher de moi.

Tout est noir autour de nous.
Comme si nous flottions dans l'espace.
Pourtant, je ne ressens pas cette sensation de vide sous moi.

Il tend sa petite main
Et de ses doigts,
Redessine le contour de mon visage,
Comme pour se le réapproprier.

Ses yeux d'un vert profond,
Ont cette lueur candide
Qu'ont tous les enfants.

Cette étincelle d'innocence et de pureté,
Que j'ai vu disparaître progressivement
De son regard.

Je le vois pencher la tête sur le côté,
Et froncer doucement les sourcils,
Visiblement contrarié par quelque chose.

« Qui es-tu toi ? » finit-il par me demander.

Je détourne la tête et soupire.
J'aimerais lui dire,
Mais cela n'a aucun sens.
Draco Malfoy n'est pas
Sans Harry Potter.

La vérité c'est que j'ai cette impression
De n'être que la moitié de moi-même.
Une ombre…
Un reflet…

« Un fantôme...»

Oui c'est exactement ce que je suis.
Un esprit qui erre à la recherche
De son âme sœur.

Il rit.

« Les fantômes n'existent pas » affirme-t-il avec sérieux.

S'il savait.

« Quel est ton nom ? »

Je ne réponds pas
Alors il insiste

« Quel est ton nom ? »

« Draco » concédè-je, vaincu.

Ses yeux semblent s'éclairer et je le vois disparaître progressivement.
C'est à ce moment que je remarque,
Combien cette chevelure hirsute,
Ces prunelles émeraudes,
Ces mimiques et ces sourires
M'étaient familiers.

Je parlais à Harry.

L'obscurité, à nouveau m'enveloppe.
C'est étrange.
Cette sensation d'être à la fois partout et nulle part,
Comme prisonnier de l'espace temps.
Enfermé dans une sorte de cube noir,
Dont on ne voit pas les murs,
Mais dont on ressent pleinement leur présence oppressante.

Étrange aussi, comme tout est à la fois
Sombre et éclairé.
Avant que je ne me rende compte
Que cette lumière diffuse,
Émane de moi.

Je laisse échapper un petit rire.
Je n'ai jamais été lumineux.
J'ignore même le sens de ce mot,
Enfin presque.
Ma seule lumière ne porte qu'un seul nom,
Gravé dans mon cœur.
Harry.

« Va t-en ! Je ne veux pas de toi ici ! »

Je sursaute.
Et regarde autour de moi,
Cherchant l'origine de cette voix venue d'ailleurs,
Mais je ne vois rien.
Invisible,
Insondable,
Elle a surgi de nulle part
Et se répercute dans tout cet étrange univers.

« Ce monde n'est pas pour toi… Ce monde n'est pas le tien ! »

« Harry ? C'est toi ? »

« Ne m'oblige pas à te faire du mal… Draco. »

Non ce n'est pas possible, je rêve.
Cette voix froide et impersonnelle
Ne peut pas être celle de Harry,
De mon Harry ?

Je me relève brusquement,
Et me mets à chercher frénétiquement,
Une porte, une fenêtre,
Une sortie, une issue,
Quelque chose,
N'importe quoi,
Qui pourrait me permettre
De l'apercevoir,
Ou mieux
De le rejoindre.

« Harry ! Où es-tu ? Je ne te vois pas ! »

Désemparé, je finis par me laisser choir
Contre l'une des parois.
Même si je ne la vois pas,
Je la sens contre mon dos.

« Harry… »

Ma voix se brise…
Je voudrais tant qu'il soit là,
Avec moi.
Et pas, je ne sais où,
En train de jouer au chat et à la souris avec moi…
Il me manque tellement.

« Draco… Sil te plaît… »

Son ton est plus doux.
Il soupire.

Je prends ma tête entre mes mains,
Me retenant tant bien que mal de ne pas craquer.
Il est si près de moi et pourtant si loin…
J'ai mal de ne pas pouvoir l'atteindre
Autrement que par ma voix.

« Mais je ne sais même pas où je suis ! »

Avez-vous déjà ressenti,
Cette impression
D'avoir à portée de main
Votre vœu le plus cher,
Et de ne pas pouvoir le toucher…
C'est à peine si vous l'effleurez du bout des doigts.

Non ?
Alors vous ne pouvez pas comprendre.
Car c'est ce que je ressens,
Mais en pire.
Mille fois pire.

« Tu es chez moi Draco... Dans une partie de mon esprit que j'aurais voulu que tu ne découvres jamais ! Tu n'aurais pas dû venir. »

Je suis dans son esprit ?
Mais alors ?
Tous les paysages macabres…
Désolés…
Sans vie…
Sans âmes…

Tout ce rouge
Et toute cette cendre…
Toute cette noirceur…
Toute cette douleur…

Toute cette rage,
Toute cette haine,
Toute cette solitude…

Représentaient…
Son âme ?

Je sens mon cœur se comprimer dans ma poitrine,
En repensant à la seule touche de couleur
Que j'ai moi-même anéanti.
J'ai l'impression d'être le poison qui le ronge,
D'être l'ombre de la mort,
Si ce n'est la mort elle-même
Qui l'emprisonne de son amour.
Qui l'étouffe et l'entrave.
Qui le tue, tout simplement.

Et j'ai mal.

Je renverse ma tête,
Qui vient heurter doucement le mur
Et tente une nouvelle fois
De retenir mes pleurs.

J'ai mal
J'ai si mal…

Comment ai-je pu me fourvoyer à ce point ?

Je pensais que mes sentiments
Lui feraient oublier,
À défaut de complètement disparaître,
La vie cauchemardesque
Qui l'habitait…

Que la noirceur de son âme,
Reprendrait doucement vie,
En lui redonnant des couleurs.

Je ne suis pas quelqu'un de lumineux,
Et contrairement à ce que pense certain,
Je ne ressemble en rien à un ange.
Je ne crois pas en ces êtres de lumière.

Je ne crois qu'en Harry.
Je ne crois qu'en lui.
Parce qu'il est le seul
À avoir su…
À avoir voulu…
Briser les chaînes de mon Enfer personnel.

Et je souffre de ne pas avoir réussi
À en faire autant.
J'y croyais pourtant.
J'y croyais si fort.

Lui avoir donné
Suffisamment de pouvoir…
Suffisamment d'espoir…
Suffisamment de moi…
Pour lui donner envie de vivre.

Pardonne-moi Harry,
Pardonne-moi d'avoir été si égoïste.
Si…
Aveugle ?

Je suis désolé.

Je pensais pourtant
Avoir réussi à
T'insuffler ce souffle
De vie perdue.

Une à une
Je les sens,
Ces larmes longtemps contenues
Gouttant le long de mon visage.

Par leur âpreté,
Elles brûlent ma peau.

Je ne voulais pas pleurer.
Mais je n'ai jamais été quelqu'un de fort.
Et la douleur que je ressens
Est trop insupportable pour que
Je ne veuille m'en libérer.

Que t'ai-je donc apporté ?
Si ce n'est la mort ?
Encore et encore

« Je constate que tu commences à comprendre »

De nouveau cette voix froide et cruelle.
Elle s'enfonce en moi,
Comme autant d'aiguilles de verres…
Dardant mon cœur de son souffle glacé.

« Qu'est-ce que tu croyais trouver en t'aventurant ici ? Des éclats de rire ? Crois-moi j'aurais préféré. Entendre ce son… Rien qu'une fois se répercuter au plus profond de moi, chassant au loin mes larmes et mes fantômes ! »

« Harry… » croassè-je.

« Je t'ai menti Dray… À chaque seconde, chaque, minute, chaque heure de notre existence. »

Qu'il se taise !
Par pitié.
Faîtes le taire.
Cela ne peut-être la vérité, n'est-ce pas ?

Mes paupières sont lourdes de chagrins,
Ma gorge est nouée par les sanglots,
Je suis si fatigué
Ne pourrait-on pas seulement rentrer ?

« Tais-toi »

Ma voix est si faible que je ne la reconnais pas.
Tout comme la sienne.
Il ne peut pas être si cruel.

« Si tu as été assez fou pour me faire confiance… Ça n'a jamais été mon cas… Tu n'as jamais possédé la clé de mon cœur… Je n'ai fait que te le faire croire. » continue t-il.

Ses mots me touchent,
Me blessent,
Me poignardent,
Comme autant de petites morsures empoisonnées.
Pourtant, je ne peux le laisser continuer
Ce petit jeu malsain auquel il s'adonne.

« Les masques sont lourds à porter Harry… Toi plus que quiconque devrait le savoir… Alors, je ne crois pas ce que tu dis. »

Je vois notre scolarité,
Toutes ces années de haine et de rivalité,
Comme une vulgaire pièce de théâtre sans intérêt.

Sur scène se jouait,
Comme en plein jour,
La comédie de notre combat.
Serpentard VS Gryffondor
Encore et toujours,
À chaque heure de la journée.

Nous étions les principaux antagonistes,
Qui, quand le rideau de nos actes tombait
Le soir venu,
Nous jetions dans les bras l'un de l'autre,
Brisant nos masques,
Pour redevenir nous-même,
Et se fondre en caresses légères.

« Pourquoi refuses-tu d'ouvrir les yeux ? Est-ce si difficile pour toi de comprendre ? Que tout ce temps je n'ai fait que semblant… Dans le seul et unique but de me servir de toi… »

Toute cette mascarade
Commence sérieusement à m'énerver.
Lentement, je sens le venin de la colère s'insinuer en moi.
Mes poings se crispent,
Mon cœur, oppressé par ses paroles,
Se fait soudainement plus dur.
Mon souffle se fait moins saccadé,
Il est calme.
Trop calme.
Comme annonciateur d'une violente tempête.

« Tais-toi » répétè-je les dents serrées.

Le poids de la tristesse
Qui étreignait mon être
Quelque instant plus tôt,
Se tarit en même temps que mes larmes.

J'aime cette sensation de puissance
Qui coule en moi…
C'est si bon,
Ce délicat parfum de haine
Transcendant mon corps
Par ce sentiment oublié.

Je me sens comme libéré d'un fardeau
Dont je n'avais pas conscience.
Privé de mes chaînes,
Je vais renaître.

Dans la noirceur de ce monde qui nous entoure,
J'ouvre brusquement les yeux,
Que je sais briller
D'une lueur meurtrière
Alors qu'un sourire machiavélique
Fleurit sur mon visage.

Tu me cherchais Potter…
Tu m'as trouvé.

« Parce que la Vérité Dray… C'est que je ne t'aime pas… Et que toi non plus, tu ne m'as jamais aimé… »

D'un bond, je me relève.
S'il y a bien une seule CHOSE que je ne lui permets pas,
C'est de remettre en cause les sentiments que j'ai pour lui.
Je lui interdis de faire ça !
Il n'a pas le droit de le faire !

« Mais Nom de Dieu, tu vas te la fermer ! » hurlè-je

L'écho de mes paroles se répercute un moment,
Avant de s'éteindre
Et de laisser place au silence.

« Harry ? » appelè-je

Mais il semble avoir disparu.
Seule l'obscurité paraît
Réfléchir la sonorité de ma voix.

C'est comme si j'avais rêvé,
Ce moment.

Je vais,
Je viens,
Je tourne en rond,
Tandis qu'il se terre
Dans un mutisme profond.

Mon Dieu que je hais quand il fait ça.
J'exècre plus que tout au monde,
Sa lâcheté étouffante.
Lui le fier Gryffondor,
Et parfois aussi lâche qu'un Serpentard.
Dérisoire n'est-ce pas ?

Dans un geste d'impatience,
Je stoppe tout mouvement,
Et passe impétueusement
Mes doigts dans mes cheveux.

« Harry ! Reviens espèce de lâche ! Montre-toi ! »

Toujours rien.
Je soupire.
Il faut que je me calme.
Je ne dois pas me laisser
Dominer par la colère
Et être aveuglé par la Haine.

Même si j'en ai grandement envie.

Mes poings se crispent
Et se décrispent,
Sous l'effet de ma rage
Sous-jacente.

Je suis sûr que c'est ce qu'il veut.
Que je perde le contrôle de moi-même.
Que je me laisse submerger par mes sentiments
Comme au temps de Poudlard.

Hargneusement,
Je laisse mon poing
S'abattre contre le mur
Que je sais proche.

La douleur que je ressens alors,
Est superficielle.
Mon âme saigne bien plus.
Mais au moins,
Elle a le mérite de calmer quelque peu mes ardeurs.

Quelqu'un pourrait-il me dire
Comment je suis tombé amoureux d'un tel hypocrite ?

« Pourquoi ? »

Cette voix…
Je me retourne brusquement,
Et me retrouve nez à nez
Avec une 'autre' illusion de lui.

Mais ce n'est pas
Ce à quoi je m'attendais.
Devant moi se tient,
Le Harry Potter de ma première année.

Sa carrure est plus chétive,
Ses yeux plus expressifs,
Plus pénétrants,
Plus profonds,
Et ceux sont eux
Qui me parlent.

« Pourquoi ? » répète-t-il de sa voix fluette.

« Pourquoi quoi ? » demandè-je agacé.

Je n'ai pas eu le temps
D'oublier,
De pardonner
Ses paroles blessantes.
Alors malgré moi,
Je m'en prends à lui,
Responsable implicite
De ma souffrance.

Ses prunelles envoûtantes
Se troublent sous mon ton glacial,
Mais ne se détournent pas.
Au contraire elles se font
Plus déterminées,
Même si je remarque
Au travers de ce rideau d'âme,
Les larmes qu'il retient de verser.

« Pourquoi ? » reprend-il avec des sanglots dans la voix « Pourquoi est-ce que tu es si méchant avec Lui ? Pourquoi est-ce que tu Le fais souffrir ? Pourquoi est-ce que tu Le détestes ? Pourquoi n'es-tu pas devenu son ami ? Pourquoi ne t'es-tu pas battu pour moi ? Pourquoi ? Pourquoi ? »

Il tremble maintenant,
Et de ses yeux
Coulent ces perles d'eau
Qu'il refusait de montrer.
Pourtant,
Il ne fléchit pas.

Et moi,
Je ne peux rester de marbre,
Devant tant de chagrin.
Je voudrais m'excuser,
M'approcher,
Le prendre dans mes bras
Pour le consoler.
Mais je ne sais pourquoi,
Je ne peux bouger.

« Il dit que t'es un menteur, un tricheur, un égoïste, un être insensible… Que tu n'as pas de cœur… »

Autant de mots,
Autant de pensées mensongères,
Qui me lacèrent le coeur.
Pourquoi croit-il ça ?
Pourquoi le pense-t-il ?

« Alors pourquoi ? » hoquete-t-il « Dis-moi pourquoi, moi, je ne Le crois pas… »

Pourquoi ai-je soudainement,
Les yeux qui piquent.
Pourquoi ai-je soudainement
L'impression d'étouffer
Et de souffrir pour deux ?

Je m'approche doucement
De lui,
Alors qu'il lève vers moi,
Son visage mouillé de pleurs.

Lentement,
Je me mets à genoux,
Mon regard ancré dans le sien,
Et avec la tendresse d'un homme
Ne voulant pas effrayer
Un animal blessé,
Je l'enlace.
Je le sers contre moi
Et niche mon nez
Dans le creux de son cou.

Ses paroles
M'ont ébranlées
Et je ne sais comment exprimer
Ce que je ressens,
Autrement qu'en le serrant dans mes bras.

Peu-à-peu,
Il se détend,
Et me rend mon étreinte.
Il passe une main rassurante
Dans mon dos,
Comme s'il essayait de me réconforter.
De me pardonner.

Je crois que je pleure.
Mais je n'en suis pas sûr.
La seule chose que je sais
Avec exactitude,
C'est que Harry
Met mes nerfs à rude épreuve.
Je suis à fleur de peau,
Et c'est sûrement dû
À ma trop grande fatigue.
La prochaine fois,
J'écouterai Hermione.

« Merci » Murmurè-je « Merci de croire en moi »

À travers ses larmes,
Je le sens sourire.
Puis il émet une douce chaleur,
Une lueur diffuse,
Qui réchauffe mon âme,
Et disparaît
En une myriade
De petites lumières incandescentes
Tandis que mes bras
Se resserrent autour de mon corps,
Et que je savoure
Les derniers morceaux de son âme.

Des bruits de pas
Résonnent dans cette immensité ténébreuse,
Mais je n'y prête pas attention.
Je ne veux pas qu'on me vole,
Cet ultime instant.

« Tssk… Tu es pathétique mon pauvre Malfoy… »

Je vacille un instant,
Ce ton plein de haine,
Je l'avais presque oublié…

C'est une chose que de la ressentir,
L'espace d'un instant.

C'en est une autre que de l'entendre de la bouche de la personne que vous aimez…
Peut-être l'indifférence aurait-elle était préférable ?

Je la reconnaîtrai
Entre mille,
Rien qu'à l'inflexibilité de sa voix.

Lentement,
Je me relève
Et me retourne,
Pour toiser de mon regard glacial,
Ses yeux de braises.

J'en étais sûr.
Il n'y a qu'une seule personne
Pour cracher avec autant de dégoût mon nom.

Harry Potter,
Dans toute sa splendeur,
Tel que je l'ai connu à treize ans.

« Je n'ai pas de temps à perdre avec toi… Potter. » crachè-je avec tout le mépris dont je me sentais capable.

Cela sonne extrêmement faux
Au sortir de ma bouche.
Il le sait,
Et ses lèvres s'incurvent en un sourire machiavélique.

« C'est tout ce dont tu es capable ? Je t'ai connu en meilleur forme… »

Il me provoque délibérément,
Mais je n'ai pas envie de jouer
À son petit jeu macabre.
Je lui jette alors un regard noir,
Puis m'éloigne,
Dans l'ignorance la plus totale.

Mes yeux scrutent les ténèbres,
Comme si elles étaient la chose
La plus merveilleuse que j'ai jamais vu…
Pourtant…
Cette obscurité,
Je ne la connais que trop.

Ma main sur mon cœur,
Se crispe.
J'ai soudainement l'impression d'étouffer…
De manquer d'air.

Je tombe à genoux,
Mes mains encerclant mon cou,
Ma respiration est sifflante,
Mon souffle saccadé…

Par Merlin, qu'est-ce qui m'arrive ?

« Bordel Harry… qu'est-ce que tu veux ? Qu'est-ce que tu cherches ? » demandè-je entre deux souffles.

« Je te l'ai déjà dit… Je veux que tu disparaisses… »

Mes yeux se ferment lentement,
Il ne peut pas me faire ça…
Il ne peut pas vouloir ça…

Je tente désespérément
De calmer le rythme effréné de mon cœur.
Il ne faut pas que je cède à la panique.
Chaque bouffée d'air est vitale,
Même si au fond de moi,
J'ai mal,
Et que je prie
Pour que tout s'arrête bientôt.

« Arrête ça ! »

Cela me semble lointain,
Pourtant ce cri est si proche.
Je ne sais comment je trouve la force
De tourner brusquement la tête dans sa direction.
Ce que je vois,
Finit de me couper le souffle.

À quelques mètres de moi,
Harry est là,
Tête baissée,
Poings serrés,
Visiblement en colère contre lui-même.

J'en aurais presque envie de rire,
Tant la situation me semble dérisoire.
Je n'aurais jamais cru que cet Harry
Prendrait ma défense…

Pourquoi le fait-il d'ailleurs ?
Cela n'a aucun sens ?
À moins que cela ne soit son côté gryffondorien,
Qui m'écœure.

Je suis soudainement,
Pris d'une violente crise de toux.
Et je cherche désespérément un peu d'air
Pour ne pas suffoquer.

Un goût âpre et métallique,
Envahit peu à peu ma bouche
Tandis que mes yeux s'écarquillent d'horreur,
Devant cette constatation.
Je crache du sang.

Ma tête tourne,
Ma vision se brouille,
Alors que je me sens
Irrésistiblement attiré par le sol.

« ARRÊTE ÇA ! »

Un cri d'outre-tombe…
Et je n'entends plus rien.

À suivre...


Note :

1) Extrait du poême Page d'Ecriture de Jacques Prévert


Voilà, fin de la troisième partie ^^

J'espère qu'elle vous aura plus et que vous ne m'en voulez pas trop pour cette attente ^^ La quatrième partie arrive toute de suite et elle est plus longue o/

Et un petit commentaire pour me déclarer votre amour ? *chibi eyes*

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J'kaz !
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Dimanche 31 Octobre 2010Poster un commentaire